Catégorie : Maman

Jolene

Après avoir cousus du Burda et du LMV pendant des années, je découvre avec plaisir les patrons indépendants. Pas de grilles superposées où il est difficile de retrouver les pièces, pas de marge de coutures à rajouter… certes un peu de collage et de découpage mais c’est pour le plus grand bonheur de mon Alice qui s’amuse à faire des confettis avec les restes de mes découpes!

Jolene de la marque Ready to sew est un de mes coups de cœur de l’année dernière. C’est évidemment la version robe qui m’a séduite et c’est pourtant la version chemise que j’ai cousu !! Et oui, ne connaissant pas cette marque de patron, j’ai choisie de faire une version test dans un tissu bon marché avant de me lancer dans la robe:

Le patron est proposé soit en manches courtes soit en manches mi-longues. Et je l’ai trouvé très bien conçu. Les repères sont suffisant pour que tout s’emboite parfaitement et les explications très claires.

Tout le charme du patron est dans les fronces et pourtant c’est vraiment pas ce que je préfère coudre. Ceci dit, je me rends compte que je progresse car quand j’ai débuté ma bête noire était de résorber l’embu des têtes de manches, puis après c’etait de réussir à coudre des fermetures éclairs parfaitement invisible, et puis à force d’en faire je les couds sans y prêter garde. C’est pareil pour les fronces qui me semblent de moins en moins contraignantes et qui sait peut être qu’un jour j’y prendrai plaisir…


Allez je vous fais un autre aveu… Je déteste coudre les boutons et là il y en a 14! Alors j’ai ressortir le manuel de ma machine que j’ai depuis 2003 et pour la première fois alors que j’ai toujours snobé cette option (bah oui un bouton se coud à la main quand même!) j’ai cousu tous mes boutons à la machine! UNE RÉVÉLATION comment ai-je pu m’en passer avant?

Sur les bons conseils de ma mercerie, j’ai fait de fausses boutonnières et ai ajouté des pressions (sauf sur les 2 boutons du haut que je laisse ouvert). Bah oui, 14 mini-boutons de bon matin, en mode pas réveillé, ça donne pas trop envie et c’est vrai que les pressions, c’est bien plus pratique.

Vous l’aurez compris j’adore ma Jolene. Et maintenant que le patron est validé (taille 40 avec zéro retouches) la version robe manches courtes devrait voir le jour cet été.

Patriiiiick

Malgré un titre en forme de cri c’est bien de couture dont nous allons parler aujourd’hui et non du chanteur que j’aime somme toute beaucoup par ailleurs.

Mais bref la n’est pas le sujet… puisque je vais vous parler de pantalon! Oui de pantalon… il n’y en avait eu qu’un de cousu avant celui-ci au tout début de mon blog en 2012, mais depuis nada. Et oui j’ai déjà eu l’occasion de le dire mais mon uniforme du quotidien c’est la Robe voire parfois la jupe mais le pantalon… rarement!

Et puis Coralie Bijasson a sorti Patrick.  Le peu de versions que j’ai vu m’ont tout de même donné envie de l’essayer. J’avais imaginé que la forme carotte pourrait aller à ma morphologie et j’aimais bien la forme générale du modèle. Pour le faire, j’ai utilisé une sorte de lainage fin avec un joli tombé trouvé chez toto à Orgeval.

Sur le patron j’aime beaucoup les 2 pinces sur le devant et la ceinture avec le gros bouton:

Le montage de la braguette n’est pas très explicite dans le livret mais la vidéo du site est quant à elle parfaite. Il n’y a qu’à se laisser guider.

Pour les poches j’ai utilisé les chutes de la doublure de ma veste Watson:

Aller, on continue le tour complet avec un gros plan sur mon postérieur :

Bravo au photographe je craignais beaucoup cet angle de vue mais la position choisie me permet d’assumer mes complexes et de ne pas censuré cette photo.

De face je suis plus mitigée par le rendu sur moi. La forme carotte n’est pas très flatteuse. Il faudrait peut-être que je resserre un peu plus le bas de la jambe. Même si la forme n’est pas idéale sur moi, le patron est parfaitement coupé. J’avais fait une toile en version bermuda pour valider la fourche et je n’ai fait aucune retouche. La seule chose pour laquelle il faut être vigilant c’est le choix de la taille car j’ai coupé en 38 alors que je fais plutôt un bon 40. Il faut également faire attention à la longueur. Bêtement je n’ai pas laisser de marge et je le trouve un poil trop court.

Un petit zoom sur le profil pour parfaire la présentation:

Même si je ne suis pas pleinement satisfaite du rendu de ce pantalon, le tissu tout doux et le confort du modèle font que je l’ai déjà porté et qu’il est probable que je lui laisse sa chance. Je n’ai pas encore bien trouvé avec quoi l’assorti car le lainage fait vite très strict mais j’y travaille. Et dernière chose, pour le métrage il est préconisé 1m80… pour ma part 1m20 ont suffit et une petite jupe a été cousue dans les chutes. Mais ça, on en reparle une prochaine fois.

Élémentaire mon cher Watson…

Bon mon titre est un peu convenu pour parler du patron Watson de Papercutpattern mais je n’ai pas résisté!! Et pourtant ce patron Manteau/ cape n’a rien d’élémentaire.

Mais il fait partit de mes « joyeuses cousettes d’hiver » après un automne en demie-teinte alors je le savoure. Pour la petite histoire, cela fait fort longtemps que j’avais repéré ce patron, mais j’avais un peu du mal à casser ma tirelire pour l’acheter. Et puis en panne d’idées cadeaux pour mon anniversaire en décembre, j’ai soumis à ma petite maman une petite liste de patron pour que si l’envie lui en disait elle puisse m’en offrir 1.

Alors aussitôt reçu, aussitôt cousu, car dès le soir même je décalquais mes pièces. C’est la première fois que je couds cette marque et j’ai longuement hésité sur la taille à couper car elle est réputée tailler plutôt grand. J’ai finalement cousu du S en utilisant un grand coupon de lainage offert par une collègue l’année dernière qui au pire ferait office de toile.

Par contre, je me suis en peu lâchée sur la doublure… Elle est franchement flashy mais j’adore.

Alors que dire sur le patron. Tout d’abord le packaging est super beau. Ensuite les explications et les pièces sont sur une même grande feuille et il faut faire du découpage et du collage pour monter livret. Ça c’est le petit moins. Les explications sont plutôt claires. Le montage est plutôt long… bon rien d’exceptionel non plus, un manteau c’est toujours un peu long.
Le seul truc c’est qu’à un moment j’ai arrêté de faire l’élève modèle qui suit scrupuleusement toutes étapes de montage et que comme parfois avec le montage des meubles IKEA, je me suis retrouvée avec une pièce en trop!!!

Je m’explique; le patron prévoit une parementure d’ourlet à coudre au bas de la doublure avant d’assembler la dite doublure à la parementure qui fait le tour du manteau. Bref j’ai oublié l’étape parementure d’ourlet. J’aurai donc du avoir un décalage que je n’ai pas eu car le tissu de ma doublure est tres glissant et que j’ai résorbé sans m’en rendre compte la longueur en trop. La doublure s’effilochant très vite, je l’ai assemblée à la surjeteuse. J’ai trouvé que c’etait trop risqué de decoudre et j’ai un peu bidouiller pour finir le manteau. Au final c’est de ma faute mais j’ai une piece de trop!

On ne voit pas trop que le bas a été un peu raboter par contre j’ai un problème avec la partie cape. Le pli a du mal à se positionner dans le dos. J’ai pas encore osé l’aplatir au fer, c’est pourtant peut être la solution.

Vu l’avalanche de photos, vous l’aurez compris: j’aime beaucoup ma nouvelle veste. Par contre en hyper frileuse qui met de septembre à avril une mini doudoune sous son grand manteau… Watson n’a pas encore été portée. La taille est bonne avec un pull mais pas une veste ou une doudoune dessous… Watson attendra donc le printemps.

Edit du lendemain pour faire plaisir au photographe, le zoom sur la doublure:

 

Magellan

Je me suis achetée une jupe ! Euh, oui et alors ? on ne parle pas de couture ici d’habitude? Bah si, et justement, je n’ai pas de haut pour aller avec! Et oui des hauts dans une garde robe composée en majorité de robe, il n’y en a pas tant que ça! Alors quel beau prétexte pour m’offrir le patron Magellan de « aime comme Marie », sur lequel je lorgnais depuis un moment!

Que dire sur le patron, comme pour mon top Majestic, je n’aime pas le fait qu’il soit tracé à la main mais c’était sans surprise puisque je connais cette marque. Pour cette blouse j’ai fait la taille L car j’avais cousu en taille M mon Majestic et je m’y sens à l’étroit. Le montage est assez rapide même si les fronces du volant m’ont semblé interminable. C’est vrai que je ne suis pas objective car les fronces ce n’est pas franchement ce que je préfère coudre.

J’ai cousu mon top dans un voile de coton que j’ai assemblé en couture anglaise. Pour les ourlets, j’ai fait des ourlets roulottés à la surjeteuse, le tissu est tellement fin que je pense qu’ils ne tiendront pas dans le temps mais on verra bien! Il est également très transparent et habituellement je porte un débardeur dessous que je n’avais pas jugé nécessaire pour la séance photos 🙁

Pour rappeler les tons de la jupe, j’ai fait des fausses boutonnières bleues associées à des petits boutons de mon stock. La blouse s’enfile sans problème sans défaire les boutons.

J’aime beaucoup ce patron, et si un jour je trouve un patron de pantalon qui me va, je pense que j’en ferais d’autres version. Pour le moment, vu le peu de bas de ma garde de robe, c’est pas vraiment utile d’en coudre d’autres mais avec ma jupe il va plutot pas mal non?

La robe au 70 pages de PDF!

Il me reste une dernière cousette d’automne en demie-teinte à vous présenter avant d’attaquer les cousettes franchement plus réjouissantes de cet hiver: la robe au 70 pages de PDF! Oui, oui 70 pages! Cette robe me faisait de l’œil depuis un moment puisqu’il s’agit du patron 120 de décembre 2011 que je me voyais bien porter pour Noël. Évidemment avant d’acheter le patron sur le site de Burda je n’avais pas imaginé qu’il aurait autant de pages… Mais une fois acheté, je me suis motivée à rajouter toutes les marges de coutures lors d’un trajet professionnel en TGV, puis à assembler mes petites pages le soir dans ma chambre d’hôtel.

Rentrée à la maison, j’ai fait une toile du haut car il s’agit d’un patron pour « grande » (1m76) et que les décolletés Burda sont toujours très plongeant! Et puis aussi pour me faire la main sur le montage dont les explications en anglais étaient loin d’être limpides!

Avant de couper dans mon « beau » tissu, j’ai modifié le patron et remonté le décolleté de 3 cm et puis j’ai joué à Tetris pour caser la robe dans mon coupon de 3m versus les 5 préconisés! Je n’ai pas fait la ceinture aussi longue que sur le modele et j’ai dès le départ réduit l’ourlet de 20 cm.

Le montage est au final assez logique et les repères s’emboîtent bien. Au première essayage comme toutes mes cousettes d’automne, le refrain « je rate tout ce que je couds » et revenu dans l’atelier. La robe en version longue ne me plait pas, photo à l’appui :

La crainte de ne pas réussir à couper mon ourlet droit, ajouté au fait qu’une fois réduite au genoux, la robe risquait d’être transparente et qu’il faudrait donc intégralement la doubler ont eu raison de ma motivation. Du coup, elle est restée pendue sur un cintre de longues semaines comme trophée des ratés d’automne!

Et puis lors d’une séance photo, je la montre à mon Papa photographe pour faire des photos avant/après si un jour je me motive à la finir. Et là, il me conseille de ne surtout pas faire un ourlet droit mais un ourlet asymétrique et me propose une série de photos pour me convaincre:

EURÊKA! Avec cette idée je règle mes 2 soucis d’ourlet et de transparence. Moins de 24h après ma robe est terminée et aussitôt portėe!

Je l’ai porté à Noël chez mes parents puisque c’était pour ce jour qu’elle avait été initialement cousue.

Si je pinaille un peu, malgré la toile et la retouche du patron le decoletté reste plongeant et le tissu une viscose toute douce achetée chez Bennytex se froisse très rapidement. A tel point que j’ai un 2e coupon identique mais en noir, que j’hésite à coudre tellement le rendu après quelques heures est froissé.

Je l’ai repassé en vaporisant du fabulon pour essayer qu’elle se froisse moins vite, c’est mieux mais après une journée de boulot le rendu est pire que du lin. Dommage car je l’aime bien dans sa version raccourcie.

Robe plantain

Pour ceux ou celles qui me suivent régulièrement vous savez déjà que cet automne j’ai eu pas mal de déconvenues en couture avec des résultats mitigés presque à me faire douter. Pour me redonner confiance, j’ai cousu une trousse à barrettes à ma fille et pour me réconcilier définitivement avec la couture, j’ai décidé de faire un modele super super basique: une robe plantain.

Robe dans sa version la plus simple, puisque j’ai juste ralongé le patron du t-shirt. Le patron est celui de la première version même si une nouvelle version a vu le jour sur le site de deer and doe. Celui-ci a le mérite d’être déjà coupé et d’avoir été déjà cousu et recousu donc validé au niveau du rendu.

Au départ je pensais faire un volant dans un tissu noir dans le bas de la robe mais j’ai changé d’avis en cours de route… du coup il y a un décalage de longueur entre le devant et le derrière:

C’était pas prévu mais j’aime bien le rendu. Le plus long dans cette robe a été de bien aligner les rayures avant la coupe du tissu pour que les raccords soient nickels. J’ai presque passé plus de temps à couper qu’à coudre.

Au premier essayage, le dos baillé un peu, j’ai donc rajouté 2 pinces, assez peu visible…

J’ai un petit soucis de bas de jupe qui rebique malgré un repassage intensif… si quelqu’un a un tuyau pour rattraper je suis preneuse.

Voila, il n’y a pas grand chose à rajouter sur ce modele tellement il est basique mais il a eu le mérite de me redonner envie de coudre.

Pour finir quelques photos façon mannequin pour le fun:

A très bientôt pour de nouvelles aventures couturesques.

Madeline

Pour donner une chance à ma veste Robocop de sortir du placard, j’ai imaginé l’associer à une petite robe unie. J’avais justement dans mon stock un coupon de jersey Milano acheté cet été chez Bennytex lors d’un achat compulsif de tissus.

J’avais également repéré la robe Madeline de LMV de septembre-octobre 2017 donc d’une pierre deux coups, un tissu en moins dans mon stock et un patron en moins dans ma « Wish list »: un super combo gagnant.

La robe Madeline, je l’avais entre-aperçu sur certain blog, et n’avait pas lu de commentaire particulier sur le patron. Par intuition, j’ai coupé une taille en dessous de d’habitude car je suis entre 2 tailles chez LMV et que sur un patron jersey je ne prenais pas trop de risque.

J’ai modifié le montage de la robe pour éviter la couture milieu dos qui pour moi n’avait pas lieu d’être et j’ai entièrement doublé le haut comme préconisé dans le patron.

Au première essayage, déception et re-crise existentielle de « je rate tout ce que je couds ». Cela aura vraiment été mon credo de cet automne… la robe est super trop grande! Elle etait censé m’aider à sortir ma veste du placard et elle a tout du sac à patates!

Je n’ai pas fait de photo de cette étape intermédiaire mais après une pause salutaire, j’ai repris ma robe de 2 cm de chaque côté, j’ai creuser les 2 coutures dos de 2 cm au niveau de la ligne de taille. J’ai quand même réduit l’ampleur de 8 cm en tout au niveau du tour de taille! Heureusement que je n’avait pas fait toutes les surpiqûres préconisées dans le montage car cela aurait été vraiment galère de tout reprendre.

Alors attention, cette robe taille TRÈS TRÈS GRAND!

Apres cette retouche elle me va, pour les photos et à la demande du photographe on s’est amusé à l’accessoiriser un peu…  Comme d’hab, je n’ai pas pu m’empecher de faire le pitre

Cette robe et ma veste Robocop étaient loin d’être des réussites de prime abord mais elles sont tellement confortables que je les porte régulièrement. Elles ont tellement été adoptées que je les ai même portées à Noël dans ma belle famille…

A très bientôt pour de nouvelles aventures couturesques!

Bonne année 2018

Avant tout, je vous souhaite une très belle année 2018 avec plein de chouettes tissus et plein de beaux projets coutures et surtout pas trop de bonnes résolutions intenables ! (Euh ça c’est surtout pour moi ;-))

Avant de commencer 2018, l’heure est au bilan de 2017. J’aime bien faire ce petit recap tous les ans qui me permet de me rendre compte que je couds plus que je ne le pense et surtout prendre conscience que plus les années passent et plus je couds des choses qui me correspondent et qui sont régulièrement portée.

Alors comme d’habitude, les robes ont été à l’honneur:

Il y a ensuite eu des vestes:

Quelques hauts:

Une combi-short:

Un peu de couture enfants:

Et grande nouveauté cette année, du tricot:

Le constat de ce bilan est que cette année j’ai très peu cousu pour mes enfants qui sont pourtant plutôt demandeurs, que definitivement je porte et couds peu de pantalon (mais j’ai reçu Patrick en cadeau…) et que ne portant peu de pantalon et de jupe, les hauts ne sont pas souvent à l’honneur non plus.
Bref je porte des robes et des robes et encore de robes donc mes cousettes sont plutot cohérentes! Le bilan est donc plutot positif.

Cette année il n’y a pas eu de lingerie mais j’ai trouvé que les soutifs et culottes cousus les années précédentes n’ont pas si bien tenus dans le temps et cela m’a donc un peu découragée.

A très bientôt avec des nouveautés.

Ma veste de robocop!

Vu l’étendue inépuisable de patrons proposés par Burda sur son site internet c’est un vieux patron que je vous présente aujourd’hui la veste 115 de février 2014.

Cette veste je l’avais repérée sur Thread and Needles, classée dans mes favoris et gardée dans un coin de ma tête depuis sa sortie. Et puis cet été j’ai eu un gros coup de cœur pour un coupon de 5m à un prix défiant toute concurrence dont le métrage correspondait à une maxi robe dos nu, elle aussi dans ma liste d’envie.

La robe a était cousue mais comme on l’aperçoit sur les cotés du mannequin, elle baille complètement et n’est absolument pas portable sans atteinte à la pudeur. Ma motivation à la reprendre a baissé avec les températures de rentrée et elle est restée en l’état pour le moment. Sauf que des 5 m de tissus requis, j’en ai à peine utilisé 2 (je n’ai pas doublé la jupe) et que ce tissu je l’aime fortement beaucoup !

C’est donc là que la veste restée dans un coin, est réapparue et que ni 1 ni 2 je me suis retrouvée à scotcher et découper mon patron PDF.

La plupart des vestes Burda étant cousu sur le même principe, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières jusqu’à l’essayage…

Sur le croquis, j’aimais beaucoup les petits mancherons raglans sauf qu’au premier essayage, j’ai eu l’impression d’avoir cousue un déguisement de robocop. Pour atténuer l’effet « épaules de nageuses des pays de l’est » je ai cousu les mancherons aux manches sur 2 cm au niveau du milieu bras. J’ai également réduis de 2 cm la largeur des manches.

En théorie, il aurait certainement fallu que je reprenne la pente de la ligne d’épaule mais j’avoue ne pas avoir eu le courage de redemonter la veste intégralement

Enfin, j’ai supprimé une bande de 1,5 cm sur chacun des milieux devants pour également essayer de réduire la carrure. .

Vous l’aurez compris, j’étais très mitigée sur le rendu de cette veste. Je me suis quand même forcée à la porter, un peu par dépit au départ; plus pour me convaincre que « non » ce tissu n’était pas maudit et que « non » je n’avais pas complètement perdu la main en couture et que j’étais encore capable de coudre des vêtements portables. Et puis petit à petit on s’est adoptée elle et moi, son côté robocop la rend super confortable et comme le tissu contient un peu d’elasthanne, j’ai presque l’impression de porter un gilet.

Et puis j’aime beaucoup la basque et la façon dont elle est cintrée.

 Alors certes, cette veste à un petit côté blouson de moto et oui je trouve toujours qu’elle me fait des épaules de déménageurs mais je l’assume et j’ai plaisir à la porter.

Quand ça veut pas…

Aujourd’hui c’est l’histoire d’un magnifique coupon acheté chez prettymercerie et gardé précieusement depuis de long mois. Depuis le début son destin était d’être transformé en veste mais le choix c’est avéré presque cornélien entre un patron nouveau et une veste un peu complexe mais dont le patron était déjà décalqué.

La flemme d’un nouveau décalquage + ajout de marge de couture l’a emporté et c’est donc une veste Burda (114 03/17) déjà cousue ici pour ma Maman qui l’a emporté. Au moment de m’y mettre impossible de retrouver le dit patron dans mon classeur. Ce n’est qu’au bout d’1h après avoir pesté, ragé, crié au voleur et vidé intégralement mon atelier que je l’ai retrouvé au milieu d’un magazine La Maison Victor! Ah quand ça veut pas…

Le modele n’est pas simple mais pas insurmontable. Il y a beaucoup de pièces et les découpes à angle droit demandent un peu/beaucoup de précision.

Bon c’est sur que sur ce tissu on ne voit pas vraiment les découpes et la difficulté qui va avec!

Et ce tissu justement ? Et ben c’est pas la joie. Il s’effiloche super vite. J’ai du surjeter toutes les pièces avant de les assembler. Ce n’est qu’à la fin que j’ai réalisé qu’il n’avait pas assez de tenu et qu’il aurait mérité que je l’entoile. Pour essayer de rattraper tout ça, j’ai vaporisé ma veste de Fabulon, c’est un peu mieux mais c’est encore un peu trop mou à mon goût!

Et quand je vous dis que ça veut vraiment pas, pour finir c’est le photographe qui a eu des soucis… Sa voiture lui a fait des siennes le jour où nous devions nous voir pour une séance photos et quand enfin nous avons réussi à nous croiser ses flashs lui ont fait des misères de faux contact et autres soucis de parametrage. Bref il lui a fallu un temps certain avant qu’avec un grand stoïcisme il trouve comment dompter la bestiole. Et c’est finalement avec le sourire que nous avons immortalisé cette veste « qui veut vraiment pas »