Catégorie : Enfant

Mais que faisiez-vous cet hiver?

Je cousais bien sur!!! Et oui j’ai proposé à ma cousine l’été dernier de coudre des petites robes pour le cortège de son mariage. Elle a trouvé une petite robe lors d’une brocante pour sa fille en taille 1 an et je l’ai reproduit en taille 3, 5 et 8 ans.

Je n’ai bien évidemment pas réussi à retrouver la couleur exacte de la robe de base malgré un « fouinage » intensif au marché Saint Pierre. J’ai donc acheté un grand métrage de soie sauvage, de popeline pour la doublure et du tulle et je me suis lancée dans la confection de non pas 5 mais 6 robes puisque j’en ai également cousue une en 1 an pour que toutes les petites soient assorties.

Je n’ai pas de photo des 6 petites filles mais voici un petit apperçu du mariage:

Tout d’abord, on attend avec impatience l’arrivée des mariés:

Puis on les escorte jusqu’à la mairie:

On pose un peu:

On se repose un peu pendant la messe après avoir fait le pitre sur les photos!

Et puis une petite dernière pour le plaisir car j’aime beaucoup ce moment d’entre aide :

J’ai pris grand plaisir à realiser ces petites robes même si je dois avouer que 6 fois le même modele, j’ai trouvé que c’était un peu redondant. J’ai un peu fait une overdose de rose sur la fin.

Mon rêve ultime serait d’avoir le niveau un jour de coudre une robe de mariée. Mes filles ont 3 et 5 ans, j’ai largement le temps de m’entraîner si un jour elles souhaitent franchir le pas 🙂

Têtu… comme sa mère

Dans la série « idée fixe » je voudrais le fils. Eh oui, depuis que mon cher fiston a vu la petite veste cousue pour son cousin en septembre, il me demande toutes les semaines: « tu peux me faire un sweat avec le tissu de bébé Henri » ou « tu le commences quand mon sweat avec le tissu de bébé Henri » ou « c’est mon sweat que tu couds après? » Bref il est tenace mon fiston. Les mauvaises langues diront qu’il est le digne fils de sa mère. Pour ma part, je dirais juste qu’il a de la suite dans les idées… et également 2 mignons petits poings pour finir de me convaincre!!

Mais bref devant l’insistance assidue du fiston, bien que j’avais très envie de me faire un joli cardigan dans le dit-tissu… j’ai fini par cédé. J’avoue que le bleu layette pour mon fiston de 6 ans je le sentais pas trop. Je lui ai donc proposé de mixer avec un tissu contrastant et nous avons choisit le modele 16 du magazine printemps 2014 d’ottobre.

Au moment de recopier mon patron, je reste sur la base que mon fiston mesure à peu près qu’1m20 puisque c’est le constat que nous avons fait lors de notre passage au parc Astérix le week-end précédent. Je décalque, je coupe et je mets de côté jusqu’à la prochaine pause couture.

Raconté comme ça, la suite semble écrite d’avance! On est dimanche soir, je m’attele au pliage de mes nombreuses lessives du week end et je plie des T-shirt et des sweats en 128 et non 120cm. Prise de doute, j’attrape les manches de mon patron, les compare à un des sweats du commerce de mon fiston et réalise que le sweat tant convoité risque d’être un peu court.

Déçue, je laisse le tout en suspens à l’affût d’une solution miracle.

La nuit porte conseille c’est bien connu, le lendemain je reprends mon patron, décide de rajouter une bande bleue foncée sur les manches et une seconde sur le bas du corps pour rallonger discrètement le sweat. Le modele de départ n’a qu’une seule bande contrastante sur le bas du corps et rien sur les manches.

Comble du comble, le sweat est au final un peu long mais heureusement à la hauteur des espérances du fiston!

Coté couture, ayant une surjeteuse l’assemblage est assez simple. La seule difficulté est l’alignement des poches de chaque côté de la fermeture éclair. Dans la réalité, elles sont beaucoup plus alignées que sur les photos; mystère! Pour l’appliqué de la salamandre sur l’épaule je l’ai doublé avec une viesline épaisse pour qu’elle soit bien rigide et ensuite je l’ai cousu à la machine tout doucement.

J’adore coudre pour mon fiston car il est aussi expansif dans son bonheur d’avoir un sweat cousu par maman que dans l’énergie qu’il a mis pour me convaincre de lui coudre.

Veste d’automne… ou de printemps

Tout a débuté lorsque la marque « Louis et Antoinette » a lancé son concours sur le patron « Parisienne » en janvier 2016.  J’ai cogité le sujet, acheté le tissu, cousu une partie, racheté du tissu pour pouvoir faire de jolis raccords pour finalement réaliser que l’association robe-tissu ne me plaisait pas du tout. La robe est restée fort longtemps accrochée à une poignée de porte au stade semi-finie en attendant des jours meilleurs.

Et puis la maison Victor a publié son magazine de septembre-octobre 2016 que j’ai acheté pour le patron de la robe Wanda qui finalement après quelques semaines n’était plus dans mes envies du moment et le magazine est allé sur l’étagère des revues « jamais utilisées ».

C’est en re-feuillettant une einieme fois ce numéro, que ma robe Parisienne semi-finie et lui ont fait connaissance.

Apres une validation auprès de ma Marion au goût de plus en plus affirmé, j’ai donc coupé la veste Tilda dans feu ma robe Parisienne.

Quand je regarde la veste de ma fille, je me demande comment j’ai pu imaginer une robe dans ce jacquard d’ameublement…. Par contre en veste de demi-saison je le trouve plutot pas mal.


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Comment toujours avec LMV il suffit de se laisser guider. Le montage est très bien expliqué. Je signale cependant une erreur dans le métrage du biais. J’en ai utilisé presque le double de ce qui est mentionné dans le magazine. J’ai vraiment joué à Tetris pour caser toutes les pièces de la veste dans ma robe tout en respectant au mieux les raccords. Mais j’avoue que soigner les raccords est un truc que j’aime particulièrement. Cela ne me dérange pas du tout de passer un temps infini à bien positionner mes pièces pour que tout tombe parfaitement.

La veste a été cousue à la fin de l’automne. Marion n’a pu la mettre que 2 fois avant que l’hiver ne s’installe… elle attend sagement le printemps.

Le bilan 2016

Avant tout je vous souhaite à tous une très très belle année 2017, que vos projets et envies se concrétisent mais surtout je vous souhaite une bonne santé.

Pour ma part j’evite les bonnes résolutions, mais j’aime bien faire le bilan de l’année passée. Cela me permet de prendre conscience que je couds beaucoup plus que ce que je pense et aussi d’avoir un petit recap de l’année écoulée.

Cette année il y a donc eu bien évidemment des robes:

Et puis aussi des hauts et des vestes:

Un jupe et un short:

Très peu de lingerie et maillot de bain:

Beaucoup plus de couture pour mes enfants:

Qui ont donné lieu à de jolies photos de famille:

Et enfin il y a eu quelques cadeaux et accessoires:

Un joli bilan de 2016. Pour cette année il faudrait que j’ai un peu plus de courage à alimenter mon blog car il reste encore 5-6 projets cousus cette année et que je n’ai pas pris le temps de vous présenter.

Le grand oublié de 2016 est mon amoureux qui n’a eu absolument rien cette année… erreur à rectifier en 2017 😉

Les deux font la paire

Pour ce dernier article de l’année ce n’est pas une mais deux cousettes que je vous présente: notre duo mère/fille de Noël.

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Ce duo est presque un trio car la robe fillette est en réalité pour ma mini puce mais elle n’a jamais voulu poser alors c’est sa grande sœur qui est venue faire le pitre devant l’objectif. Si je vous aviez assisté à la séance vous auriez eu le droit sur tout les tons à: « c’est une robe de nunuche, je ressemble à une nunuche, ça fait vraiment nunuche… » bref du nunuche à toutes les sauces.

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Cette robe est le modele FREYA du magazine la maison Victor de novembre-décembre de 2016. Elle est bien évidemment un peu courte pour Marion sur les photos puisqu’elle a été coupée en taille 98 cm pour sa sœur. Mais pour Alice vous devrez me croire sur parole, elle tombe très bien. J’ai beaucoup aimé coudre ce modele qui est très astucieux; le devant est en 1 seul morceau avec un jeu de plis. Je me suis un peu loupée sur le bas des mancherons; mon biais aurait dû être rapporté à l’intérieur et donc invisible mais je l’ai monté à l’envers. Comme j’avais eu de la chance en coupant mes mancherons au pif d’avoir un raccord quasi parfait avec le corsage, je n’ai pas eu le courage de recommencer.

Pour ma robe c’est un patron maison inspiré de photos vues sur Pinterest. Le haut est une adaptation du t-shirt plantin de Deer and Doe et le bas est une double jupe 3/4 de cercle.

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img_2323Le tissu noir est du jersey Milano et la sur-jupe est du jacquard d’ameublement. J’ai rajouter une petite fermeture invisible sur le côté pour pouvoir enfiler la robe et j’ai rajouté 2 petits Brandebourg pour finir le côté.

Voila ce sera tout pour 2016. Je vous souhaite une très belle année 2017 avec un peu de bonnes résolutions et surtout pleins de couture!

Un peu de bla-bla-bla….

Un peu de bla-bla-bla sur la couture et la couture pour enfant en particulier… Je fais de la couture depuis que j’ai 12 ou 13 ans par intermittence. Je me suis achetée ma machine à coudre avec l’un de mes premiers salaires en 2003. On a eu des périodes de froid où elle est restée dans son carton de long mois mais j’ai toujours eu plaisir à coudre. Et puis et puis… comme beaucoup avec la naissance de mes enfants j’ai eu envie de m’y mettre plus sérieusement.

Pour la naissance de ma deuxième Marion, j’ai investi dans une grande table pour pouvoir installer ma machine de façon permanente et j’ai surtout investi dans une surjeteuse. Avant son arrivée je lui ai cousu plein de petits ensembles en 3 mois. À cette époque j’ai acheté plein de tissu trop mignons en petit métrage, la plupart ont été cousu sauf celui que je vous présente aujourd’hui.

A sa naissance Marion pesait 2,5 kg: une toute petite crevette qui s’habillait en 1 mois rien d’exceptionnel en soi. J’ai alleté ma petite puce pendant 1,5 mois jusqu’à ce que mon pédiatre me conseille de lui donner des compléments puisqu’elle grossissait peu. La chérinette a trouvé le biberon à son goût et a fait un énorme pic de croissance. En l’espace de peu de semaines, elle est passée de la taille 1 mois à la taille 6 mois. Je n’ai quasiment pas pu lui mettre ses jolis ensembles… une grande frustration.

Sur cette déconvenue, j’ai un peu boycotté la couture enfant en décrétant que c’était beaucoup trop d’investissements pour un usage très limité… mon fils m’ayant à la même époque troué en un temps record les 2 pantalons que je lui avais cousu. J’ai donc surtout cousu pour moi et mes quelques restes de tissus pour enfants sont restés dans un carton.

Et puis mes enfants grandissent et j’ai réalisé qu’une robe ou un short un peu long se reportent très bien l’été suivant. Et puis ils sont de plus en plus demandeurs alors je me prête au jeu de bonne grâce. Et c’est comme ça que j’ai ressorti mes quelques vestiges rangés depuis 2012. Quand elle l’a vue, ma fille a craqué sur ce tissu Mickaël miller et moi j’avais très envie de tester le patron mini Adèle de république du chiffon.

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Tellement fébrile à l’idée de couper dans ce tissu stocké depuis si longtemps, je me suis affreusement compliquée la tâche pour avoir des raccords parfaits…. mais parfaitement cachés par les pétales sur les emmanchures!! Vous noterez quand même l’alignement des motifs bleu/vert sur le milieu devant entre le haut et la jupe car je me suis terriblement pris la tête pour constater après coup que la jupe étant froncée et ben les raccords on s’en moque!!

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Bref, vous l’aurez compris j’ai passé un temps infini à couper mon tissu alors que le patron est déjà plutôt long à preparer à cause de tous les pétales sur les emmanchures.

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Je m’étais fait une montagne de l’assemblage mais c’est en fait plus rapide que ce que je m’étais imaginé. Ma fille est littéralement fan de sa robe. Cousu cet été, elle l’a bien évidemment choisie pour la rentrée des classes et sa grande crainte c’est que sa sœur lui pique l’année prochaine!

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Vous êtes encore là? J’ai oublié de vous parler des boutons… ils proviennent de ma boîte magique! Quesaquo? Ma maman a récupéré un gros stock de boutons de toutes les formes et de toutes les couleurs. Elle me les a classés dans une grande boîte à compartiments et maintenant dès que j’ai besoin de boutons, je puise dedans… le rêve quoi!

Mon petit lapin

Mon petit lapin s’appelle Alice, et quand j’ai le malheur de l’appeler autrement elle me répond du tac au tac: Je ne suis pas -mon lapin – mon trésor- mon amour -… (Rayer la mention inutile) JE SUIS ALICE petite fille!

Et oui à 2 ans presque 3, la demoiselle a un caractère très affirmé et une repartie souvent déconcertante auquel nos 2 aînés ne nous avaient pas habitué. Elle aime malgré tout les lapins comme en témoigne son doudou (un gros lapin blanc que c’est original pour une Alice !) et je n’ai donc pas résisté devant ce joli tissu japonais déniché cet été chez mondial tissu.

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En rentrant, fier de ma trouvaille, je lui montre mon beau tissu lapin et elle me repond: « c’est beau les fleurs maman » Déconcertante, je vous dis…

Un peu vexée, j’ai faillit garder ce tissu pour moi puis j’ai finalement ressortit un vieux hors série (n°16) de « coudre c’est facile  » spéciale robes de fillette. Ce modele est le numéro 26 où toute la fantaisie est dans le dos:

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Cet été j’ai eu une grosse période « passepoil » avec l’envie d’en mettre partout. Évidement je n’en ai pas trouvé de la bonne couleur dans les magasins autours de chez moi. Loin de m’avouer vaincu… J’ai acheté du biais et du cordonnet et j’ai fabriqué mon passepoil. Les emmanchures et encolures étant finis pas du biais; Le raccord de couleur entre le biais et le passepoil est parfait.

A part la subtilité du dos et l’ajout du passepoil, le modele ne présente aucune difficulté. Le tissu est un coton assez épais, je n’ai donc pas vu l’utilité de doubler le haut et la jupe est juste un grand rectangle froncé. Ma poupette (pardon Alice :-)) était ravie de découvrir sa nouvelle robe et s’est prêtée de bon coeur à la séance photo.

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Heureusement, j’ai vu un peu long car l’ayant cousu en fin d’été elle ne l’a finalement peu portée. Elle devrait pouvoir reprendre du service l’année prochaine!

Bienvenu bébé Henri

Un joli neveu a vu le jour dans notre famille et pour accueillir ce nouveau petit coeur, j’avais envie de lui coudre un petit quelque chose d’unique. J’ai longtemps imaginé lui coudre des petits bavoirs originaux car bien pratique au quotidien et puis finalement j’ai repensé à mes résolutions de 2016 et mes envies de coudre du cuir.

J’ai donc commencé par fouiner sur Pinterest (grande source d’inspiration pour moi) à la recherche d’un patron de chaussons et puis j’ai trouvé sur le site de sweat Anything un magnifique cuir bronze pour les realiser.

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Le tuto et le lien vers le patron viennent du blog Coco d’Avril. La couture du cuir est une grande première et je ne pensais pas que ma machine y arriverait. J’avais même envisagé de sortir la vieille machine à pédales de la grande tante de mon papa si ma machine n’y parvenait pas, mais étonnamment avec des aiguilles universelles spéciales cuir, elle a bien accepté les sur-épaisseurs. J’ai fait quelques tests avec le pied de bicheTéflon spécial cuir mais c’est finalement avec le pied standard que je les ai réalisés.

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Mes coutures ne sont pas parfaites (cf chausson gauche) mais l’inconvénient du cuir est que l’on ne peut pas découdre! L’aiguille fait des petits trous irréversibles, j’ai donc laissé tel quel. Je suis malgré tout très fière du résultat. Les jeunes parents ont eu l’air d’apprécier le cadeau et c’est bien là l’essentiel.

Le petit Henri s’est fait longuement attendre puisqu’il est arrivé après le terme et mon cadeau était prêt bien en amont au cas où… Pour pallier l’attente je lui ai donc cousu une petite veste de mi-saison:

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Le patron vient du Burda hors-série enfant de septembre 2013 et c’est le modele 143. La veste est normalement doublée mais je souhaitais un modele confortable pour le bébé et je ne voulais pas perdre l’élasticité du sweat. J’ai cousu une taille 6 mois mais cela me semble extrêmement grand. On doit être plus proche du 9 mois.

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Et voila pour les cadeaux de naissance. Bienvenu bébé Henri.

#Tenue de Baptême 2: la veste du fiston

Dans l’espace temps propre à mon blog, nous nous sommes quittés début avril, à quinze jours du D-day. Avec le suspens insoutenable laissé à la fin de mon article précédent, vous vous attendiez à ce que je vous presente « The » Boléro assorti à la robe comme suite logique! Oui mais, parce qu’il y a toujours un mais dans la vie trépidante d’une mère de famille!

Imaginez la scène d’un samedi après-midi ordinaire, où en pleine discussion avec mon fiston, j’essaye de lui faire comprendre qu’il sera obligé de porter une chemise au Baptême de sa sœur, lui qui trouve que dejà les polos c’est  » too much ». Et imaginez ma stupeur devant l’acceptation sans condition du bonhomme, surenchérie d’un « Mais moi ce qui me ferait plaisir c’est un costume comme Papa avec une cravate ». Je reformule, j’attrape ma tablette pour lui montrer des photos de bambins de son âge en costume et il n’en démord pas: il veut un COSTUME pour le baptême de sa sœur!!

Je te rappelle cher lecteur qu’à ce moment de l’histoire, il reste 15 jours avant l’événement que j’ai un boléro à coudre, 50 boites de dragées à remplir, des livrets de messe à terminer, une étole blanche pour ma poupette à finir… Bref que je suis un chouia serrée au niveau timing.

Comme tout mère normale (qui ne couds pas quoi!) je cherche sur internet un vêtement tout fait. J’hallucine sur les prix pour une chimère qui sera portée au mieux 2 fois… Je surfe un peu sur Burdastyle.com juste comme ça pour le plaisir des yeux. Je trouve un modele disponible à partir de la taille 116, j’hésite l’espace de 5 mn (le temps de vérifier que le tissu pour MON boléro est suffisant pour SA veste, que j’ai dans mon stock de la doublure…) et je mets dans mon panier cette petite merveille: modele 146 d’août 2010.

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C’est marrant, mais cette veste ne sera pas portée plus parce qu’elle est faite par Maman, mais cela m’a moins choqué de la coudre que de l’acheter un demi-bras. Inutile de préciser que je n’ai pas lu les explications en anglais (pas le temps dans le délai imparti). J’ai d’abord coupé et assemblé les 4 pièces devants et dos pour vérifier la taille et je me suis lancée. A la fin du week end, j’avais juste fini les 2 poches passepoilées avec rabat sur les 2 devants… Un chouia serrée sur le timing que je vous dis!

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Après les poches, la deuxieme difficulté est les bas de manches avec boutonnières. Je me suis inspirée des costumes de mon mari et j’ai fait quelque chose de ressemblant.

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J’avoue que j’ai un peu fait un sprint couture pour la finir en un peu plus d’une semaine et que j’étais bien contente d’avoir fait avant quelques vestes doublées pour moi car je n’étais pas en terrain complètement inconnu non plus.

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Quand il l’a vu presque fini, le fiston était ravi, je lui ai acheté une chemise et un pantalon assorti au bleu des petites fleurs de la doublure (la classe quoi!)

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Pourtant, le jour J, et ce n’est pas très Chrétien de ma part, j’ai bien faillit lui arracher les 2 yeux quand d’un air désinvolte il a laché: « Maman finalement la veste, je le sens plus trop, je crois que je vais juste mettre la chemise… » Comment décrire mon état second et ma réponse: « Julien, n’y pense même pas. C’est non négociable avec le nombre d’heures que je viens d’y passer, tu la mets et tout de suite! » Non mais!!

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Finalement il ne l’a pas quitté de la journée sa veste et en gentil fiston il a accepté de se « déguiser » une nouvelle fois pour la séance photos.

Et puisque sa veste est assortie au bustier de ma robe, le pauvre chéri a eu du rab de photos avec un duo mère/fils:

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#Art Gallery 3: la robe de mini choupette

Bon on est entre nous, on peut tout se dire? Cette robe c’est un peu pour me donner bonne conscience que je l’ai cousue… Bah oui depuis le début de l’année j’ai cousu pour mes 2 aînés et rien pour ma petite dernière. J’avoue qu’à 2 ans, elle est encore à un âge où elle change de taille tous les 6 mois et que passer du temps sur un modele qui sera à peine porté je trouve cela frustrant.

Mais bon, est-ce une raison suffisante pour ne rien lui faire comme me l’a gentillement fait remarqué ma 2ème avec son « pourquoi Alice elle n’a pas le droit à une belle robe comme nous? » Et oui pourquoi?

J’ai donc feuilleté mes Burda à la recherche d’un petit quelque chose réalisable en moins d’une semaine (départ en vacances en vue) et dans sa taille (pas le temps de redessiner en petite taille). J’ai trouvé mon bonheur dans le numero de juillet 2015 avec le patron 638:

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Pas de difficultés particulières. Le modèle selon le cahier des charges de départ est assez simple. J’ai cousu en taille 98 pour qu’elle puisse la remettre l’année prochaine.

L’histoire pourrait s’arrêter ici. On s’imaginerait que ma fille se roule par terre de bonheur tellement elle est heureuse que sa Maman lui ai (enfin!) cousu une robe et qu’elle pleure dès qu’il faut la laver tellement elle rêve de la porter en permanence. (Ah non ça c’est quand je mets son doudou à la machine) Bref on pourrait effectivement s’imaginer tout ça. La vérité est bien évidemment tout autre!

Nous sommes partis 15 jours au Sénégal en famille début mars. La robe faisait bien partie du voyage et tout les matins pendant 15 jours, j’ai tenté: « Alice on met la robe? » Réponse immédiate de l’intéressé: « Non pas la Wrobe (prononcé à l’africaine dès le 1er jour, allez savoir pourquoi), je veux short! » Au final c’est sa sœur qui l’a portée pendant les vacances et d’après les Sénégalais, on dirait un petit boubou africain!
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Je craignais qu’elle ne veuille pas plus porter la robe pour les photos mais miracle elle a accepté. J’ai été ravie de constater qu’elle lui va, car même lui essayer jusqu’à ce jour, je n’avais pas réussi. Argh les enfants et leurs « non » catégoriques!

Pour clore la série #Art Gallery, voici les photos de notre joyeux trio:

Ce n’est pas très simple de faire poser un grand bébé. Pour qu’elle accepte de rester faire les photos du trio avec nous, on a passé la séance avec ma grande à crier: « hip hip hip hourra pour Alice », ce qui donne des photos un peu déjantées.