Catégorie : Tricot

Sycamore cardigan

J’adore le printemps… j’aime quand toutes les fleurs finissent d’hiberner et que les couleurs illuminent notre jardin. Cela fait 5 ans que nous sommes installés dans notre maison et que chaque année nous créons de nouvelles «zones fleurs » comme les enfants les appellent et qui se disant viennent empiéter sur les espaces de jeux! La première année nous avons craqué sur une gloriette en fer forgé dans l’idée de créer une roseraie. Année après année nos rosiers prennent possession des lieux pour notre plus grand bonheur.

Un bien joli cadre pour présenter mon gilet Sycamore. Un modèle pas très simple dont toute l’originalité est sur les manches.

Le gilet démarre par l’encolure dos avec un montage des mailles en doubles sens très astucieux qui permet de n’avoir quasi aucune démarcation. Un lien vidéo dans le patron permet de bien comprendre la technique. Ensuite le montage est classique, on laisse les mailles de la bande du dessus des manches en attente le temps de tricoter le corps. Les manches sont relevées sur les emmanchures et les difficultés commencent!

Les petites traits perpendiculaires aux manches s’appellent des tresses estoniennes. La aussi, le patron propose une vidéo explicative (à partir de la 3e minute). C’est très beau mais c’est très long. J’ai tricoté mes 2 manches en même temps pour être certaine qu’elles soient parfaitement symétriques et il me fallait environ 30 mn par tresse. Autant dire que ce n’est pas le rang qu’on démarre sans avoir un peu de temps devant soi ou en faisant autre chose!!

Le patron propose 2 longueurs et j’ai choisit la plus longue pour avoir un bon gros gilet bien chaud. Pour la laine, c’est encore la polaire de Fonty un mélange équitable de laine et d’alpaga. L’alpaga apporte de la douceur et la laine de la chaleur: un très bon combo. J’aime bien tricoter les mêmes laines, ça permet de zapper l’échantillon !

Le dos est aussi simple que le devant. Un ligne droite de jersey sans diminution ou augmentation pour marquer la taille.

Mon mari « fauxtographe » comme il s’est auto-baptisé s’est amusé sur les photos:

Voilà pour mes gilets de cet hiver. Je suis depuis plusieurs mois sur une écharpe en point brioche dont je m’approche doucement mais sûrement de la fin.
A bientôt

Leslie

Emmanuel cardigan

Ben voilà… j’étais toute motivée pour relancer la machine et venir partagée par ici mais mon blog s’est tout cassé ! Comme cela faisait longtemps que je n’avais pas publié j’ai cru bon de faire les mises à jour proposées par WordPress et… pfuu plus rien! Syndrome de la page blanche!! Plus moyen de me connecter en tant qu’administratrice et d’accéder à quoi que ce soit! Heureusement que mon cher et tendre maitrise un peu le sujet. Je lui ai fait les yeux doux et pris ma voix innocente pour lui demander de regarder… La remise en route n’a pas été si élémentaire semble-t-il mais… ça fonctionne !

Ce gilet est le cardigan Emmanuel proposé par Johanna. J’ai craqué sur le dos en dentelle que je trouve très élégant et la forme très robe compatible. Une fois n’est pas coutume, le patron est traduit en français et c’est quand même un peu plus simple que le tricot anglophone !

Le modèle se tricote du haut vers le bas. On démarre par l’encolure sur laquelle on vient monter les mailles du dos puis agrandir en raglan pour créer les manches et les devants. La bordure se tricote en même temps que le corps. Comme pour un gilet classique, à la fin des raglans, il faut laisser les mailles des manches en attente, finir le corps sans oublier de créer les boutonnières et ensuite tricoter les manches.
Pour la laine, j’ai choisit la Polaire de Fonty 50% alpaga, 50% laine. Un fil tout doux et assez chaud mais qui a un peu tendance à boulocher… J’ai tricoté en aiguille 4 et non en 4,5 comme préconisé sur la pelote pour respecter l’échantillon. Cela reste néanmoins des aiguilles suffisamment grosses pour que le gilet monte assez vite.

J’aime beaucoup les manches un peu ballon, resserrées aux poignets par des diminutions. J’aime aussi beaucoup les boutons que ma mercière m’a trouvé qui modernise l’ensemble.

Ce que je trouve sympa dans le tricot c’est de pouvoir l’emmener partout! Celui ce je l’ai commencé à la Toussaint en Charentes-Maritimes, il est venu au ski à Noël pour être finalement terminé aux vacances de février… Chacun de mes pulls « home made » est associé à des tranches de vie en famille car mon tricot est souvent à porter de mains. La couleur verte était un sacré pari car je n’en mets jamais mais je dois dire que je l’ai bien adopté et déjà pas mal porté.

Un grand merci à mon chéri qui prend la relève de mon papa en tant que photographe. Défi réussi 😍

A très bientôt avec un autre gilet…

Leslie

Duo Truss et Désinvolte

Truss et désinvolte tout un programme…. il fallait oser associer Truss up qui signifie ligoter à désinvolte, non? Bon en vrai je n’en savais rien et j’ai juste cherché la traduction de Truss avant de commencer à écrire mais l’association me plait d’autant plus!

Alors qui est qui? Truss est un joli gilet de Mélissa Wehrle et Désinvolte une jupe culotte de Popeline et Linon.

Tout d’abord, une petite présentation de Truss. C’est un gilet en 3 morceaux: le corps et les 2 manches. Il a la sympathie de se tricoter en aiguille 5 et après un pull en 3 c’est un parcours de santé! Mais bien que ce ne soit pas obligatoire, il démarre en « montage tubulaire ».
Le montage tubulaire donne l’illusion que les cotes rentrent sur l’envers et sont un peu plus élastique que des cotes traditionnelles. Comme c’était une grande première pour moi, je me suis servi de ce tuto très bien fait de l’échappée laine. J’avoue que j’aime beaucoup le rendu.

Le corps se tricote en un seul morceau ce qui permet une jolie continuité du motif. Pour la laine j’ai mixé le fil pur mérinos Gilliatt de rerum Datura coloris sel au fil alpaga-soie  Drop brushed alpaca Silk pour apporter encore plus de douceur à mon gilet. Mon gilet est tout doux et bien chaud comme je l’avais imaginé.

Les épaules sont terminées en graphting ce qui permet d’éviter d’avoir une couture. Pour les manches j’ai hésité à les relever sur les emmanchures mais j’ai finalement suivi le patron et commencé du poignet pour avoir les mêmes mailles tubulaire que sur le bas du corps. Mais je ne suis pas super satisfaite de ma couture sur les emmanchures mais c’est un truc que je n’arrive pas à faire joliment.
Voilà pour Truss, un gilet bien chaud que j’ai été contente d’enlever le jour des photos en plein mois d’août sous un soleil de plomb mais que je ne quitte plus aujourd’hui !

Désinvolte est donc une jupe culotte cousue dans un tencel moutarde.

Tout d’abord il faut signaler qu’elle taille grand alors que j’ai suivi le tableau de mensurations. La prochaine je tente au moins une taille en dessous car je ne peux pas la porter sans la ceinture qui est censée être décorative.

La fermeture est prevue sur l’arrière. Ne trouvant ça ni esthétique ni pratique je l’ai déplacée sur le coté. Exercice pas si simple avec la poche mais ça se fait.

Cette jupe culotte est super confortable même pas grande chaleur et je l’imagine bien en version hiver dans un lainage bien chaud.

Voilà pour ce duo improbable qu’en vrai je n’ai jamais porté ensemble car ils ne sont pas complètement de la même saison. Mais peut être que je peux porter ma désinvolte avec des collants finalement …. à réfléchir!
Il est probable que l’on reste en été encore un moment par ici, la faute à la flemme d’écrire toussa toussa… mais bon un peu de soleil en plein hiver c’est toujours bon à prendre. En tout cas, moi, cette série de photos me rappelle de bons souvenirs d’une semaine en Charentes avec mes parents.
Encore une fois merci Papa pour les photos 😘

Alocasia et DP studio 407

Comme beaucoup je m’interroge sur l’intérêt de tenir en blog sur lequel je viens de moins en moins. Et finalement la réponse est assez simple. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, c’est mon papa qui a toujours fait toutes mes photos et j’aime particulièrement ces moments privilégiés pendant nos séances photos. J’aime notre complicité, sa bienveillance sur mes complexes, son soucis du détail et surtout à quel point il me rend jolie à travers son objectif.

Mon papa a des soucis de santé importants qui le privent petit à petit de l’usage de ses jambes, alors nos séances photos sont encore plus précieuses. C’est de son fauteuil qu’il a immortalisé mes cousettes cette année et en public dans un parc l’exercice n’était pas évident. Merci beaucoup papa. Alors même si l’envie d’écrire est moins forte, rien que pour les photos et le plaisir que j’ai à allier ma passion couture à sa passion photo et ben ça vaut le coup de continuer.
Et puis ce blog c’est mon carnet souvenir de ce que j’ai créé au fil des années et c’est aussi une grande fierté.

Et enfin, il y a tous vos messages qui me font toujours autant plaisir même si comme beaucoup je suis plus souvent sur Instagram que sur les blogs de chacune.

Revenons à nos moutons, et parlons aiguilles et bout de ficelle!

Toujours dans ma réflexion combo tricot couture, j’ai associé le pull Alocasia de Marie Amélie Design et la jupe 407 de DP studio (patron plus disponible).


Tout d’abord quelques lignes sur le pull: le modèle est bien expliqué mais le montage est assez complexe. Le tricot commence par la bande d’encolure dos sur laquelle on relève les mailles du dos qui démarre par des rang raccourcis…. ensuite on reprend les mailles des épaules mises en attente pour faire les 2 demi devants jusqu’au bas des emmanchures pour rejoindre le dos et le devant et continuer en circulaire. Les manches sont relevées sur les emmanchures pour être elle aussi tricotées en circulaire.  Bref c’est un tricot qui demande un peu de concentration et qui ne se fait pas en « faisant autre chose »!! En plus choisir du noir, pour des micros torsades quand on est myope c’est chercher la difficulté !


La laine est un fil bio de Bc garn qui est assez fragile et qui a tendance à casser mais surtout qui bouloche énormément. Pour que mon échantillon corresponde j’ai tricoté en aiguille 3 (un vrai péplum!) Dommage que le combo laine/patron ne soit pas plus facile car j’aime beaucoup le rendu mais dans cette laine, je trouve mon pull très fragile.


Concernant la jupe, lorsque DP studio a annoncé sa fermeture et le destockage de tous ses patrons, j’ai franchis le pas et acheté 2 patrons. Jusqu’alors, le prix un peu élevé et le style excentrique m’avait un peu freiné mais ce patron me faisait de l’œil depuis tellement longtemps que c’était l’occasion.
Pour la jupe